Éternel fan de la cinématographie d’horreur axé sur les zombies, j’ai décidé de me lancer sur une des nouvelles pépites de l’année et de vous proposer un test d’Into The Dead : Our Darkest Days. Et je vous préviens, mon avis est tranché… (vous l’avez ?)

La survie. Simple. Basique.

Into The Dead : Our Darkest Days est un jeu de survival horror sorti cette année et développé par le studio PikPok. Cet opus est censé être une suite du jeu mobile Into The Dead, qui consiste à traverser des maps en courant d’un point A à un point B en tuant le plus de zombies possible, avec l’aide d’armes ou de fidèles compagnons. Dans ce nouvel opus, le mode de jeu est totalement différent car c’est un jeu de plateforme en 2D et à la 3e personne qui se déroule dans un Texas post-apocalyptique des années 80. Dans ce jeu, l’objectif est de survivre à des hordes de zombies qui vous obligeront assez souvent à changer de refuge, chercher de nouvelles ressources, recruter de nouveaux compagnons et entretenir leur santé (physique comme mental).

Le jeu commence en présentant différents duos de personnages qu’il est possible d’interpréter avec chacun leur propre histoire commune mais aussi leurs caractéristiques à prendre en compte durant la partie (appétence pour les combats rapprochés, compétences, phobies, insomnie et pleins d’autres). Mais attention, penser que les zombies seront la seule menace est une erreur qui peut vous coûter cher dans cet univers imprévisible.
Into The Dead : Our Darkest Days

Sur les traces d’anciennes pépites

Si Into The Dead : Our Darkest Days paraît si familier, c’est parce qu’il se rapproche en terme de style d’autres pépites du jeu vidéo (attention, les comparaisons suivantes sont subjectives.). La plus grande similarité en terme de gameplay à mes yeux est avec This War of Mine. Un jeu de survie développé par le studio indépendant 11bit Studios, inspiré du siège de Sarajevo durant la guerre de Bosnie. Le jeu se situe dans une ville fictive nommée Pogoren où, entre le conflit armé opposant l’armée nationale aux unités rebelles de la ville, des civils essayent tant bien que mal de survivre dans ce climat hostile. Les similarités avec Into The Dead sont le fait que ce jeu soit un jeu de plateforme en 2D, mais aussi le même système de collecte de ressources et d’interaction entre les personnages.

D’un autre côté, l’aspect zombie se rapproche plus de la saga State of Decay, jeu de survival horror à monde ouvert, développé par Undead Labs, dans lequel les personnages joués ont pour mission de survivre le plus longtemps possible à une apocalypse zombie en cherchant un refuge et en y construisant une communauté prospère tout en se protégeant des morts et des vivants .

Ce (qu’il reste de ce) monde est cruel

Si Into The Dead : Our Darkest Days nous apprend une chose dès les premières 30 minutes (j’en ai malheureusement fait les frais), c’est que c’est un monde impitoyable. Aussi bien pour les personnages du jeu qui doivent faire face à des zombies (avec des dynamiques variées qui les rendent imprévisibles) que pour les joueurs. Il est préférable avant de commencer une partie de ne pas s’attacher aux personnages : on peut leur dire au revoir à tout moment. Une mauvaise décision peut faire basculer leur destin (un sprint qui fait trop de bruit, rester trop longtemps dans sa cachette, adopter un style de jeu bourrin…). 

Selon votre style de jeu, Into The Dead : Our Darkest Days peut se terminer en 12h si vous décider de suivre la trame principale ou 30h si vous choisissez de faire toutes les quêtes possibles (une durée de jeu qui peut encore augmenter avec les mises à jour qui ne font que commencer). Malheureusement, on ne peut pas en dire autant de la longévité des personnages. 

Là aussi, on découvre un aspect du jeu similaire à celui de State of Decay. Si un personnage meurt, il ne peut pas revenir dans le jeu et disparaît à tout jamais (à moins d’être un éternel insatisfait et de chercher son ancienne sauvegarde). Cette caractéristique donne encore plus de profondeur au jeu et nous responsabilise : sans aucun doute, ce monde est cruel et il faut accepter d’y (sur)vivre.

Une immersion réussie

Une autre raison qui rend Into The Dead : Our Darkest Days si addictif, c’est son univers immersif. Tout d’abord avec ses graphismes qui illustrent parfaitement l’ambiance des années 80 aux États-Unis avec les voitures de l’époque, les grandes stations-essence ou encore les bars avec des jukeboxes à l’ancienne. La bande-son et les effets sonores de leur côté sont également enivrants (avoir un casque est recommandée, voire obligatoire), teinté de tension et de désespoir. Un environnement sonore présentant des similitudes avec la saga The Last Of Us.

Conclusion de ce test d’Into The Dead : Our Darkest Days

Si vous cherchez un jeu de survival-horror avec un gameplay varié, une durée de vie honnête, une bonne narration avec beaucoup de twists et que vous possédez Steam, alors n’hésitez pas à vous embarquer dans ce périple qui ne vous laissera pas indifférent. Cependant, retenez bien une chose : la survie dans cet univers a toujours un prix, quel qu’il soit.

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