Aujourd’hui de l’amour et du partage. Ou comment je choisis mes jeux du moment et je garde le plaisir sans devenir un aigri ou un nostalgique bloqué dans mes souvenirs. Rien de nouveau sous le Soleil mais partageons notre approche du jeu vidéo si ça vous tente ? Thread à thème 🙂
Mon parcours et ma vision du jeu vidéo
Le thread du lundi est à la fois un écho à l’adorable @NamasteKuro mais aussi au nombre de fois où des personnes croisées, notamment sur ce réseau, s’étonnent de la quantité de jeux que je peux faire ou surtout que j’ai faits. Alors si j’étais taquin… LOL, je suis bien pire que ça…
Je dirais que si on passe son temps à commenter, ou foutre le nez dans des tableaux et datas fragmentées qu’on ne comprend pas, pour pousser un narratif parce que le plus important c’est qu’une marque de consolier « gagne », on a moins de temps pour jouer, et ça se sent. Normalement, quand tu as commencé il y a plus de 40 ans comme moi, tu as plié un nombre certain de titres, tu connais tes classiques et tu devrais pouvoir gérer un shooter, un survival, ou un metroidvania sans trop en chier.
Côté perso, pour la petite histoire, j’ai toujours su que je ne pourrais pas faire un taf qui me fait chier 5J/7J en priant pour mes week-ends et mes congés. Il me fallait un truc qui me tienne motivé, et chemin faisant j’ai bossé dans la BD, et dans le JV, parce que c’est véritablement une passion. Mais garder la motivation, c’est quelque chose de complexe. J’enfonce des portes ouvertes, mais on est évidemment tous différents, et ce qui fonctionne dans mon cas ne le fera pas pour vous. J’espère néanmoins vous partager des pistes qui vous aideront à mieux vous comprendre.
Quand on a un peu tout vu, et qu’on a appris comment on fait des jeux, on commence par avoir un regard différent dessus. On a un angle plus analytique et parfois plus de recul, et on s’interroge beaucoup sur le pourquoi, et pas uniquement sur le feeling. Il faut apprendre à couper cet automatisme, et savoir quand y revenir. Prendre du recul et comprendre pourquoi on aime un jeu.
Cet exercice aide à explorer des genres ou des choses inconnues, parce qu’on se dit que ça peut cocher les bonnes cases pour nous.
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Mes habitudes et mes choix de joueur
J’ai toujours joué sur PC et console et j’ai autant d’amour pour Zelda ou Mortal Kombat que pour Alone in the Dark et The Dig. J’aime Civilisation, j’adore les Final Fantasy. Je n’ai que peu de genres qui ne m’intéressent pas, et la plateforme n’a jamais été un critère de choix pour moi. J’ai le luxe de jouer sur tout, d’avoir une bonne collection de plateformes rétro, et je consacre un budget d’environ 200 $ par mois aux jeux (le hardware, c’est à part). Je me contrefous du format : si le jeu est en physique sur Switch je prends, sur PS/Series c’est plutôt digital, et sur PC, ben… exclusivement digital comme tout le monde.
Il y a des jeux que j’attends beaucoup et que je prends day one, parce que j’essaie autant que faire se peut de soutenir les devs. Mais j’émule de ouf aussi quand le jeu n’est pas dispo en commerce (comme les vieux hits arcade). Je prends souvent des bundles de jeux sur PC, et je finis avec une collection globale de plusieurs milliers de jeux. Je ne suis pas dans une situation typique… Hormis les jeux de l’éditeur pour lequel je travaille, je paie mes jeux et du coup je les savoure ! Je le dis souvent : si le jeu des éditeurs et influenceurs, c’est de toujours mettre en avant la pépite du moment dont tout le monde doit parler, ça ne me pousse pas à la faire ou y jouer. C’est vraiment une question d’envie.
En ce moment je suis sur Shinobi et j’adore. J’ai fini Donkey Kong Bananza, AKA le jeu qui te libère un peu la conscience d’avoir acheté une Switch 2 (parce que c’est pas Mario Kart World qui va faire ce taf, et on n’est pas encore au niveau satisfaction ici, mais DK est top). Et sur PC Two Point Museum en plus de Titan Quest II en early access.
En termes de rythme, j’essaie d’y aller au feeling pour le genre. Parfois je veux un gros jeu, parfois des petites sessions cool, et mon humeur reste ce qui prime pour le choix d’un titre. Je ne vais pas faire un jeu horreur gore si je veux de la légèreté, peu importe le buzz… J’ai aussi toujours des jeux rétro en cours, avec un jeu par plateforme souvent (Donkey Kong Country 2 sur Super Famicom, Streets of Rage 2 sur Genesis, Guardian Heroes sur Saturn, etc.).
Et je ne fais pas partie du clan « C’était mieux avant, on ne peut plus rien dire… » Ça va, j’adore mes vieux jeux, et j’y reviens souvent.
Mais je suis super heureux d’avoir pu faire Control, Alan Wake 2, Elden Ring, It Takes Two, Split Fiction, God of War et tant d’autres…
Garder le plaisir et trouver l’équilibre
Le truc, c’est d’essayer pour moi de garder un maximum de plaisir. Ça passe par ne surtout pas se laisser entraîner par les modes, mais trouver les joueurs qui nous ressemblent, et qui vont agir comme des curateurs. Des passionnés avec qui parler et échanger, qui maintiennent la flamme. Y’a rien de pire que d’entendre des critiques éclatées, sans aucun fond, juste de façade, par des rageux matrixés dont le but est juste de descendre tout ce qui ne porte pas le même maillot qu’eux.
Ça use. On ne peut pas débattre et ils n’ont jamais rien de positif à partager : jamais de screenshots, de vidéos cool, d’anecdotes personnelles. Ils ne jouent pas, mais sont là, et donnent ou imposent leurs avis comme pour se justifier des achats qu’ils ont faits. Et si faire partie d’une communauté peut être super motivant, choisir de partir ou de les ignorer, c’est super utile pour la santé mentale.
Fondamentalement, ma façon d’approcher le bordel, c’est un peu dogmatique, ce qui ne me ressemble pas, mais allons-y. Il n’y a pas de motivation, seulement des habitudes. En gros, on ne peut pas se forcer à faire un truc qu’on n’aime pas, qui nous fait du mal ou qui est difficile naturellement. On se discipline à le faire, et quand ça devient une routine, on commence à prendre du plaisir et du confort. Je ne joue jamais le soir après 20h (faudrait vraiment un jeu de fou). Je lis et je regarde des films et séries. Je joue le week-end, mais je garde des breaks : je me balade en nature, je fais du boardgame ou des activités avec mes fils et ma chérie.
Je fais du jeu vidéo une partie importante de ma vie, mais je ne suis pas dessus au point de m’en écoeurer. Je consomme énormément sans tomber dans la boulimie, je change de genre, je joue moins à certaines périodes, et je fais des pauses avec des jeux indés et rétro entre deux gros morceaux pour continuer d’aimer toutes les expériences. Je pense que la variété des jeux m’aide à toujours m’enthousiasmer et kiffer.
Mais du coup, et vous ? Vous sentez parfois la pression populaire qui vous pousse sur le jeu du moment (genre Baldur’s Gate III ou un soul-like ou Silksong), alors que c’est pas votre truc ? Vous aimez toujours autant le JV ou vous sentez que vous avez envie de passer à autre chose et privilégier d’autres passions (manga, JDR, sport, cuisine, Warhammer ou autre) ?
Excellente semaine que j’espère riche en plaisir ludique, ou en plaisir dans la vie.
Je vous embrasse fort.
Aujourd’hui de l’amour et du partage. Ou comment je choisis mes jeux du moment et je garde le plaisir sans devenir un aigri ou un nostalgique bloqué dans mes souvenirs. Rien de nouveau sous le Soleil mais partageons notre approche du JV si ça vous tente? Thread à thème 🙂 pic.twitter.com/tMdCek68WK
— Aymar Azaïzia (@AymarMtl) September 8, 2025

Fondateur de zeGeeks, rédac’ chef, responsable éditorial, graphiste, monteur vidéo, webmaster… en un mot le « métronome » du média. Reconnu pour accomplir diverses tâches avec sa bite et son couteau (suisse) . La légende dit qu’il serait le fils caché d’Hideo Kojima et d’Akira Toryama.











