Fable et moi c’est une longue histoire d’amour, autant dire que j’en attendais beaucoup, et de ce que j’ai vu et lu, y a pas mal de choses rassurantes, et pourtant mon cœur de fan (bien trop intense) est un peu chagrin…
Fable c’est un monument du jeu vidéo, une pépite bourrée d’ambition et d’envies, qui si on l’analyse sous le prisme de ses manques entre les discours de Molyneux et son résultat peut laisser rieur, mais quand on regarde ce que le premier opus a livré en son temps, on ne peut que saluer la performance.
L’ADN de Fable est respecté
Les nouveaux développeurs de l’IP ont passé du temps, et mis beaucoup d’amour sur la licence, et je pense qu’ils ont capté une grande partie de l’ADN de Fable, et ont de quoi faire un excellent jeu entre les mains.
On y trouve comme piliers :
- Le monde qui est un monde de conte de fée et pas uniquement de fantaisie classique, ce qui influe vraiment sur le ton qui est un autre pilier…
- Le ton et l’humour britannique marqué. C’est rare dans le JV et c’est vraiment frais.
- Enfin l’aspect qu’ils qualifient de liberté.
Et sur ce dernier je pense qu’ils ont du solide, mais des manques persistent qui affecteront plus les vieux joueurs comme moi que les nouveaux venus.
La liberté et ses limites
Quand on parle de liberté dans un jeu vidéo c’est un peu un mot valise, parce qu’on en a dans tous les jeux. Tu choisis où tu vas, quelle action tu effectues, comment tu évolues ton perso ou ta voiture dans Forza, ce qui est important en réalité dans un jeu comme Fable c’est l’impact. C’est-à-dire non pas le choix, mais les conséquences liées à ces choix.
Et c’était le cœur de Fable. TU ES LE HÉROS.
Le conte de fée se brode autour de ton personnage, tu choisis ce que tu fais, tu peux acheter des maisons, draguer des personnages, avoir des enfants, te comporter comme une crapule ou un saint et cela impacte ta relation au monde, et c’est encore présent.
YEAH !
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MAIS…
Les nouveaux développeurs parlent beaucoup de l’ancien choix moral bien et mal, qui était assez caricatural, mais efficace, et transformait physiquement ton personnage (et son chien ainsi que ton arme dans le 2 et le 3) . Ainsi tu pouvais te retrouver avec des cornes, des yeux noirs, une aura maléfique, et les devs trouvent que c’est trop caricatural. Je suis donc ravi de voir ce qu’ils vont proposer en lieu et place, mais je pense qu’ils manquent une opportunité sur les conséquences.
Fable ne se contentait pas de faire changer ton avatar en fonction du bien et du mal mais tu portais les conséquences de TOUS tes choix. Tu abuses de la magie? Ton perso va vieillir plus vite, ses traits seront marqués, ses cheveux vont virer au blanc. Tu utilises beaucoup un arc et des armes qui se basent sur l’agilité? Ton perso va sécher. Tu fais le bourrin en force? tu vas devenir plus musclé et volumineux. Tu manges de fou? Tu prends du poids. Tu te fais éclater par un monstre qui te met un gros coup de griffe sur le torse? Tu auras une cicatrice PERMANENTE.
D’ailleurs j’ai dragué une fille en baladant mon perso en chest parce qu’elle trouvait ça sexy alors que d’autres PNJ avaient peur de la cicatrice…
Bref, de voir disparaître tout ce système me fait quelque chose et on réalise alors tout ce que le premier épisode avait accompli en choisissant un RPG qui mettait de l’avant non pas le combat ou la progression mais les choix et les conséquences sur le monde et le protagoniste.
Fable 4 semble être un excellent jeu de rôle, et j’espère qu’il va livrer, mais mon cœur de fan bien trop intense est un petit peu triste 😉
Fable et moi c'est une longue histoire d'amour, autant dire que j'en attendais beaucoup, et de ce que j'ai vu et lu, y'a pas mal de choses rassurantes, et pourtant mon coeur de fan (bien trop intense) et un peu chagrin…
— Aymar Azaïzia (@AymarMtl) January 23, 2026
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Fondateur de zeGeeks, rédac’ chef, responsable éditorial, graphiste, monteur vidéo, webmaster… en un mot le « métronome » du média. Reconnu pour accomplir diverses tâches avec sa bite et son couteau (suisse) . La légende dit qu’il serait le fils caché d’Hideo Kojima et d’Akira Toryama.










