Plus de quinze ans après leur sortie initiale, Call of Duty : Black Ops et Black Ops II s’offrent une nouvelle vie sur PS4 et PS5 sous la forme de simples portages des jeux originaux. Portés par Iron Galaxy pour Treyarch et Activision, ces deux classiques de la licence reviennent avec leurs piliers historiques : campagne solo, multijoueur et mode Zombies. En revanche, pas de refonte graphique ou de remaster, une simple adaptation pour réveiller la fibre nostalgique d’une génération de joueurs qui a grandi sur Nuketown ou sur Kino der Toten.

Un retour qui tombe à un moment critique

Au-delà du simple retour de ces deux classiques, la sortie des portages de COD Black Ops 1 et 2 intervient dans un climat électrique pour l’écosystème Playstation alors que Sony vient d’officialiser la fin de leur production de disques physiques pour tous les nouveaux jeux à partir de janvier 2029, actant un passage au tout numérique. Dans ce contexte, le retour de Black Ops 1 et 2 en simple version dématérialisée à des tarifs jugés élevés pour des jeux aussi anciens, fait figure de symbole de la déconnexion de plus en plus évidente entre Sony et les fans de Playstation.

Pour autant, la nostalgie suscitée par ces portages ne s’est pas uniquement exprimée dans les réactions après l’annonces de la nouvelle sortie de ces jeux, mais elle s’est concretisée dès la sortie sur les serveurs de Sony puisque dès la mise en ligne de Call of Duty : Black Ops et Black Ops II sur PS4 et PS5, plusieurs rapports ont tout simplement fait état de crashs du Playstation Store visiblement mis à rude épreuve par l’afflux de connexions liées à la sortie du jeu.

Black Ops 2

Le prix : point central des critiques autour de ces sorties

Si les portages de Call of Duty: Black Ops et Call of Duty: Black Ops II débarquent enfin sur PS4 et PS5, l’addition risque de faire grincer des dents. Les deux titres sont commercialisés au prix de 39,99 euros chacun, soit près de 80 euros pour acquérir les deux jeux de base. Un tarif déjà jugé élevé par une partie de la communauté, d’autant qu’il ne s’agit ni de remasters ni de remakes, mais bien de simples portages des versions originales sorties sur PS3 en 2010 et 2012, sans améliorations graphiques notables, sans support du 120 FPS ni nouvelles fonctionnalités majeures.

La facture peut même rapidement s’alourdir pour les amateurs du multijoueur et du mode Zombies. Les contenus additionnels restent vendus séparément, avec des packs de cartes proposés autour de 10 euros l’unité et un Season Pass à 29,99 euros pour Black Ops II. Pour profiter de l’expérience complète des deux jeux, certains joueurs devront ainsi débourser bien plus d’une centaine d’euros, un positionnement tarifaire qui a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Menu BO2

Pour les Call of Duty : avantage XBOX

Cette politique tarifaire contraste particulièrement avec la situation sur l’écosystème Xbox. Depuis 2016, les versions Xbox 360 de Call of Duty: Black Ops et Call of Duty: Black Ops II sont compatibles avec les Xbox One puis les Xbox Series X|S grâce au programme de rétrocompatibilité de Microsoft. Les joueurs possédant déjà les jeux en version physique ou numérique peuvent ainsi continuer à y accéder sur les consoles modernes sans avoir à racheter de nouvelles éditions dédiées. À l’inverse, les joueurs PlayStation, privés de rétrocompatibilité avec les titres PS3 sur PS4 et PS5 en dehors du cloud gaming via PlayStation Plus Premium, doivent désormais passer par ces nouveaux portages payants pour retrouver les aventures d’Alex Mason ou le mode Zombies de Tranzit et Origins sur les machines actuelles. Une différence de traitement qui alimente les débats autour de la préservation du patrimoine vidéoludique et du coût d’accès aux classiques du jeu vidéo selon les écosystèmes.

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