Retour dans les années 90 avec un blockbuster incontournable de la science-fiction dans cette critique du film Stargate, la porte des étoiles. Sorti en 1994, ce film marque le début de cette licence emblématique qui a souvent monopolisé nos petits écrans avec ses films et séries quotidiennes, dont la plus connue : Stargate SG-1. Aussi culte qu’il soit, Stargate, la porte des étoiles comporte énormément de stéréotypes très caractéristiques des films d’action américains au patriotisme exacerbé et qui prettent toujours à sourire 30 ans après. Amusons-nous à les décrypter dans cet article !
Un scénario vu et revu
Stargate est un film franco-américain de science-fiction militaire réalisé par Roland Emmerich sorti en 1994. L’intrigue du film tourne autour d’un dispositif extraterrestre de téléportation baptisé « La Porte des Étoiles », découvert en Égypte en 1928. Soixante-six ans après sa découverte, l’énigme qui l’entourait est résolue par un jeune archéologue et linguiste, Daniel Jackson. Ce dernier traverse la Porte des Étoiles accompagné d’une petite équipe de militaires expérimentés et arrive sur une planète où les habitants vénèrent le dieu égyptien Ra. Le but de l’équipe est de déterminer si une potentielle menace existe pour la Terre et de ramener toutes les informations utiles à la base américaine.
L’intrigue du film ne semble déjà pas s’éloigner des stéréotypes de films américains de science-fiction : une découverte intrigante, un jeune homme prometteur qui résout une énigme dîtes impossible, une équipe militaire débarquant sur une planète inconnue pour déterminer une quelconque menace pour la Terre. Il y a une forte impression de déjà-vu, comme un synopsis que l’on recycle encore et encore avec des petits changements pour « éviter » d’éveiller les soupçons.

America, c’est plus fort que toi
Un film américain ne serait pas un film américain sans l’implication de l’armée dans toutes les affaires possibles. Stargate, la porte des étoiles ne fait pas exception à la règle, bien évidemment! Elle est décrite sous son meilleure jour, puissante, riche et surtout du côté des gentils. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle découvre la Porte des Étoiles sur son territoire et non sur un territoire étranger qui ne lui appartient pas. Les pyramides égyptiennes sont aux Etats-Unis, c’est bien connu ! S’approprier une découverte est une chose totalement normale apparemment.
Ensuite, la mission donnée à l’équipe militaire envoyée à travers la porte ressemble fortement à une mission de colonisation moderne plutôt qu’à une mission d’exploration. Partir avec plus de militaires que de scientifiques est une manière particulière d’explorer. Le syndrome du sauveur fait également son apparition après la découverte d’un peuple vivant sur la planète. Peuple bien évidemment très peu « avancé » avec tous les clichés qui vont avec, si quand bien même c’est censé être un handicap de ne pas être comme la société américaine.

Qui dit peuple » sous-développé « , dit « on va leur apporter la civilisation ». Entre le briquet et les langues, les soldats révolutionnent la vie des habitants dans Stargate, la porte des étoiles. Dans un sens unique, par contre. Participer aux mœurs et goûter aux repas semblent être une épreuve vraiment insurmontable. En va de même avec les armes, interdiction d’y toucher, on ne sait jamais si vous aviez l’intention de nous tirer dessus. À noter que généralement si vous pensez qu’on peut se retourner contre vous, c’est que vous avez quelque chose à vous reprocher. Du style ramener une bombe pour tout faire sauter si jamais il y a une menace, quitte à tuer tout le monde, que ce soient vos camarades ou le peuple qui vous a gentiment accueilli.
Comme tout est soit noir soit blanc dans la vie, c’est bien connu, il y a évidemment un grand gentil et un gros méchant plein de clichés. Le seul personnage qui n’est pas soldat est celui qui a le cœur sur la main et qui veut sauver tout le monde en empêchant ses collègues de tuer tout le monde. Parce que oui, c’est normal de tirer sur tout ce qui est inconnu et qui bouge ou de faire exploser une bombe pour régler un problème. C’est bien entendu ce personnage-ci qui vivra une histoire d’amour avec une habitante de la planète absolument essentielle à l’intrigue du film.
À l’opposé, il y a un tyran qui se prend pour un dieu égyptien. Afin de vivre plus longtemps, il exploite tout un peuple incapable de se défendre car il possède une technologie bien trop développée. On a déjà vu plus inspiré.
Stargate, la porte des étoiles s’inscrit donc dans la lignée des films américains de science-fiction militaires très peu innovants. En même temps cela reste cohérent avec la suite de la filmographie de Roland Emmerich, le grand « spécialiste » des films catastrophes, qui ne brillera pas par l’originalité de ses scénarios, autant prévisibles que conformistes (Independance Day, Godzilla, Le jour d’après, 2012) .
L’univers de Stargate est cependant très intéressant à développer car il possède une multitude de possibilité d’évolution, ce que les séries et les films postérieurs feront par la suite malgré certaines difficultés, notamment dû au format quotidien de certains épisodes. Les derniers épisodes de la franchise sont sortis en 2018 avec la web-série Stargate Origins. Bien que plein de clichés américains, l’univers de la licence reste captivant à découvrir !


Passionnée de jeux vidéo et de pop culture, je navigue entre Genshin Impact et la récolte de mes patates sur Stardew Valley. Entre deux sessions de jeu (et un peu de caféine), il m’arrive — promis juré — d’écrire des articles !









